| dc.description.abstract | La présente étude a porté sur les stratégies d’enseignement et approche de la lecture des textes en
français aux écoles secondaires du comté de Uasin Gishu. De nos jours, l’enseignement/
apprentissage du français passe par la lecture, des textes littéraires ou non. En classe de Français
Langue Étrangère (FLE), la lecture constitue le point de départ de chaque leçon et donc la porte
d’accès aux différentes activités d’apprentissage. Malgré des efforts déployés par les enseignants
kenyans dans leurs classes, l’on registre beaucoup de cas d’échecs, lourds de conséquences ;
comme les abandons et les redoublements, qui conduisent à la diminution des effectifs d’apprenant
du français ou à la suppression de ce programme dans certaines écoles. Ce constat est appuyé par
les rapports annuels du KNEC, qui font état de difficultés chez les apprenants à saisir les sens des
textes et qui conseillent aux enseignants de privilégier, non seulement la lecture, mais aussi et
surtout la compréhension de ces derniers. L’étude a reposé sur les objectifs ci-après : décrire
l’approche didactique adoptée par les enseignants du FLE, identifier les stratégies utilisées par les
enseignants au cours de leur enseignement de la lecture de textes en français, préciser les activités
de lecture de textes privilégiées par ceux/celles-ci au cours de leurs leçons et déterminer les
compétences que montrent les apprenants du FLE en lecture. L’étude est basée sur la théorie des
schémas développée par Rumelhart (1980). Elle a adopté une approche mixte qui a consisté en
observation non-participante des leçons de lecture de textes en classe de FLE et un test de
compréhension. La population d’étude est constituée de 16 écoles secondaires dans le comté de
Uasin Gishu au Kenya avec 705 apprenants et 19 enseignants du FLE. Nous avons opté pour
l’échantillonnage raisonné. Notre échantillon a été constitué de 8 établissements secondaires
publics (1 école nationale, 5 écoles de niveau extra-comté et 2 écoles de niveau sous-comté dans
la région d'Uasin Gishu). Huit enseignants de FLE provenant de ces établissements sélectionnés
ont été observés, et l'ensemble des 86 apprenants en quatrième année d'étude dans ces écoles a
passé un test de compréhension. Selon Mugenda & Mugenda (2003), un échantillon représentant
10 à 30 % de la population étudiée est considéré comme adéquat. Par conséquent, notre choix de
8 écoles secondaires, dépassant déjà le seuil de 10 %, est jugé suffisant. Les données issues des
observations des leçons ont été soigneusement enregistrées et transcrites selon le code de
transcription proposé par Gardin (1988), puis présentées sous forme de tableaux en vue de leur
analyse. L’étude a révélé que les enseignant(e)s de FLE privilégiaient l’approche grammaire
traduction dans l’enseignement de la lecture.Ils recouraient aux stratégies telles que la lecture
écrémage, la lecture survol, la lecture à voix haute et la lecture en silence et qu’ils privilégiaient
les activités de bas niveau (repérer le texte, s’aider du paratexte et le travail sur le champs lexicaux)
qui ne conduisaient pas à une bonne compréhension des textes. Les données des réponses issues
de test de compréhension ont été corrigé à l’aide d’une grille de correction et les résultats
présentées dans des tableaux en vue de leur interprétation. L’étude a montré que la compétence
générale de compréhension n’était pas maîtrisée par les apprenants évalués. Les résultats de cette
recherche peuvent s'avérer bénéfiques pour les professeurs en ce qui concerne leur pratique
d’enseignement de la lecture et les étudiants en FLE, les créateurs de programmes et de manuels
scolaires, ainsi que pour les chercheurs dans le secteur de la lecture en FLE. | en_US |